COMPÉTITIVITÉ FISCALE : Et si la vraie réforme commençait par la simplification ?


Le dernier rapport international sur la compétitivité fiscale confirme un malaise que tous ceux qui travaillent au contact de l’économie réelle ressentent depuis longtemps : la Belgique décroche moins à cause de ses taux qu’à cause de la complexité de son système.

C’est un message que les experts-comptables, conseillers fiscaux et entrepreneurs répètent depuis des années :
📌 la complexité est devenue la première taxe invisible du pays.
Elle absorbe du temps, de l’énergie, des ressources… et elle affaiblit notre capacité collective à entreprendre, investir et innover.

Dans ma carte blanche publiée dans L’Echo, j’ai voulu rappeler une évidence oubliée :
👉 on ne relancera pas la compétitivité fiscale sans s’attaquer d’abord à la lisibilité du système.

Car la réalité du terrain est sans appel :

√ Quand chaque réforme ajoute une couche à une architecture déjà trop lourde, l’effet cumulatif devient paralysant.
√ Quand la norme devient si instable qu’on ne peut plus planifier sereinement, l’économie ralentit mécaniquement.
√ Quand la compréhension d’une mesure nécessite un guide technique de 40 pages, ce n’est plus de la fiscalité… c’est de la cryptographie légale.

La Belgique ne manque ni d’entrepreneurs, ni de talents, ni d’énergie économique.
Elle manque d’un cadre qui ne pénalise pas l’initiative.

Le rapport le montre clairement : les pays les mieux classés n’ont pas seulement des taux plus attractifs. Ils ont surtout :
🔹 une fiscalité stable,
🔹 administrative simple,
🔹 compréhensible par les acteurs économiques,
🔹 et appliquée de manière prévisible.

Voilà pourquoi je plaide, dans cette carte blanche, pour que 2026 soit l’année d’un véritable tournant :
📌 La compétitivité fiscale passera d’abord par la simplification administrative.
Ce n’est pas un luxe, ni un slogan. C’est une condition économique.

Nos experts-comptables le savent mieux que quiconque : chaque jour, ils sont en première ligne pour aider des milliers de PME et d’indépendants à naviguer dans un environnement devenu trop fragmenté.
Ils voient ce que la complexité coûte à l’économie réelle.
Ils voient aussi ce que la simplification pourrait libérer.

La Belgique peut retrouver son attractivité.
Elle peut redevenir un terreau fertile pour l’investissement, les startups, l’industrie, l’innovation.
Mais à une condition : qu’on ose regarder le système en face et le rendre enfin lisible.

C’est le sens de ma carte blanche.
C’est aussi, je le crois, un appel au courage politique : celui de remettre la simplicité, la stabilité et la cohérence au cœur de notre modèle fiscal.

👉 À lire dans L’Écho : « Compétitivité fiscale : et si on commençait enfin par simplifier ? » et sur le hashtag#blogFFF? Ook in het Nederlands
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